L’Affaire Colonna – Une Bataille de Presse

L’Affaire Colonna – Une Bataille de Presse
Gérard Amaté
Editions Jean-Paul Bayol

Pourquoi le déni de justice dont est victime Yvan Colonna ne suscite pas, comme pour l’Affaire Dreyfus, une campagne de presse en faveur de l’accusé ?
Gérard Amaté retrace jour après jour le procès en appel d’Yvan Colonna et la façon dont la presse l’a rapporté.

La conclusion, elle, est sans appel.

Quatrième de couverture :

Le 27 mars 2009, Yvan Colonna fut, pour la seconde fois, condamné à la réclusion criminelle à perpétuité pour le meurtre du préfet Érignac, à l’issue d’un procès joué d’avance, par une cour d’assises spéciale héritière de la très décriée Cour de Sûreté de l’État.
Cette condamnation, prononcée sans preuve et sans aveux après des débats qui n’avaient pu démontrer la culpabilité de l’accusé, suscita l’indignation. On parla d’une nouvelle Affaire Dreyfus.
Mais, contrairement à ce qui s’était passé durant l’Affaire, ce n’est pas la gauche qui se mobilisa au profit de Colonna.
Bien évidemment, les journaux rendirent compte des procès mais les rôles traditionnellement dévolus à la ‘presse de gauche’ et à la ‘presse de droite’ ont été dans cette triste mascarade totalement chamboulés.
Certains journaux s’indignèrent de cette justice d’exception.
La plupart se turent.
D’autres aidèrent au crime.

On assista alors à un spectacle étrange. Une presse, prétendument soucieuse des droits de l’homme et des libertés fondamentales, préféra à ces principes affichés ceux de la raison d’État, alors que des quotidiens réputés plus conservateurs s’indignaient du comportement des juges et d’une condamnation prévisible, décidée à l’avance et ailleurs que devant une cour de justice.

Gérard Amaté n’aime pas l’État. Il est libraire à Lyon.

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