Contre le statut de DPS d’Yvan Colonna

En prison, on appelle un « DPS » , un « Détenu Particulièrement Signalé » , un détenu très surveillé soit en raison de sa personnalité (violent ou très médiatique), de son passé professionnel (comme les anciens fonctionnaires de police), ou encore parce qu’il est fiché au « grand banditisme » et/ou susceptible de commettre une évasion.
Ce détenu peut être placé en détention normale ou au quartier d’isolement, celui-ci étant soumis à un régime de vie plus strict. Il est très surveillé lors de ses promenades, fouillé à la sortie et à l’entrée de sa cellule, son courrier est lu par le juge avant de lui être remis. Il est également susceptible de changer souvent d’établissement pénitentiaire, là encore pour déjouer tout projet d’évasion.

Yvan Colonna avait contesté en septembre 2014 une décision du ministère de la Justice qui avait renouvelé le 3 avril 2012 son statut de « DPS ». Au tribunal administratif de Toulon, le rapporteur public avait estimé que le ministère n’apportait pas la preuve que la procédure conduisant à ce renouvellement avait été formellement respectée, et s’était prononcé pour son annulation.
Rappelons que ce statut de « Détenu Particulièrement Surveillé » empêche à Yvan Colonna un éventuel transfert en Corse, soit un rapprochement familial, l’île étant dépourvue d’unité centrale.

Alors qu’Yvan Colonna n’a jamais posé de problème en prison, n’a pas fait l’objet de mesure disciplinaire, le ministre de la Justice Jean-Jacques Urvoas réclame son maintien au répertoire des « Détenus Particulièrement Signalés ».

Le comité de soutien se mobilise et écrit au ministre de la Justice, afin de réclamer l’annulation de son statut de « DPS ». Avec l’accord des auteurs, vous pouvez lire certaines de ces lettres :
Lettre 1 CG.
Lettre 2 FG.
Lettre 3 EC.
Lettre 4 JMB

Pour écrire au ministère de la Justice :
Ministère de la Justice
13, place Vendôme
75042 Paris Cedex 01

3 commentaires sur “Contre le statut de DPS d’Yvan Colonna

  1. Apparemment c’est un pouvoir discrétionnaire de l’administration pénitentiaire que de décider si tel détenu relève du statut ou pas. Comme nous sommes en République, je suppose qu’il existe des règles mais je ne les trouve pas. C’est assez opaque. Cela signifie qu’il n’y a pas de recours possible car on ne connaît même pas les condition pour entrer dans le statut et pour en sortir… C’est discrétionnaire, quoi! si tu es corse tu n’en sors jamais, c’est vraiment discrétionnaire.

  2. Heureusement qu’il n’y a pas que les corses pour défendre les corses car s’il n’y avait eu que des juifs pour défendre des juifs sous l’occupation, la France aurait à avoir honte. Moi aussi je ne suis pas corse et moi non plus je ne connais pas Yvan Colonna car ce sont sur les faits que je sais qu’il est innocent et pas sur une forme d’identitarisme. J’espère que quand il y aura un auvergnat victime d’une « erreur judiciaire » il y aura des corses pour le défendre. cette affaire n’est pas une affaire entre corses, elle concerne tous les français et tous ceux attachés à la légalité.

  3. A LIRE : Emprunté à un ami d’Yvan qui signe JPS : « petite réflexion : j’ai relu le procès de Jean Calas ; en 1761, la présomption de culpabilité avait commandé tte l’enquête…
    et elle était bientôt devenue conviction, puis verdict par l’intermédiaire de multiples facteurs
    (carriérisme de magistrats, pression de la raison d’Etat, etc…
    aucune preuve, aucun indice sérieux
    étonnant, non ? !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
    Grâce à l’action de Voltaire, en 1765 les inculpés ont été acquittés et la mémoire de Jean Callas réhabilitée!
    à notre époque, il n’y a donc plus personne de cette stature pour prendre un dossier à bras le corps ? »

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