Un crime politique en Corse – Claude Érignac, le préfet assassiné

Un crime politique en Corse – Claude Érignac, le préfet assassiné
Alain Laville
Editions Cherche Midi

Pendant un an, en Corse et sur le continent, Alain Laville a mené l’enquête sur l’assassinat du préfet Érignac, le 6 février 1998, à Ajaccio. La police et la justice n’ont toujours pas réussi à dénouer tous les fils de ce crime politique et à arrêter les tueurs et leur commanditaires. Après avoir fait face à bien des « avertissements », l’auteur nous entraîne au cœoeur d’une affaire d’État et de secrets jamais révélés. Il trace aussi le portrait d’un homme d’exception, serviteur de l’État, qui ne transigeait jamais, et qui avait compris, dès sa nomination, qu’il allait être confronté à une mission impossible en raison des lâchetés des uns et des compromissions des autres.

L’affaire Colonna – Le préfet, les juges et le berger

L’affaire Colonna – Le préfet, les juges et le berger
Isabelle Luccioni, Paul Ortoli, Jean-Marc Raffaelli, Hélène Romani
Editions Albiana

Un préfet assassiné, deux revendications, une guerre des nationalistes, un commando de « soldats perdus », des paillotes incendiées, un préfet démis de ses fonctions et condamné, une guerre des polices, plusieurs juges antiterroristes, des dénonciations, des aveux et des rétractations; plus de quatre cents gardés à vue, une piste « agricole » et une dizaine d’incarcérations sans lendemain, une traque et une cavale de quatre ans, une arrestation sur-médiatisée, une cour spéciale, cinq procès retentissants – du commando, de l’accusé, de ses soutiens – un procès en cassation, un condamné qui s’accuse, un accusé qui clame son innocence, des témoins et des experts, deux présidents de la République, une campagne électorale et une cohabitation, plusieurs ministres de l’Intérieur, deux familles qui réclament justice, l’une pour l’accusation, l’autre pour la défense. Depuis treize ans maintenant, cette chronique judiciaire exceptionnelle nommée « l’affaire Erignac » dans un premier temps, devenue aujourd’hui « l’affaire Colonna » enflamme les esprits, sans que la Vérité ni la Justice, elles-mêmes, n’aient semblé pouvoir se frayer enfin un chemin.

Dreyfus et Colonna

Dreyfus et Colonna – Lettre ouverte à François Hollande
Gérard Amaté
Préface d’Yves Duteil, petit neveu du capitaine Dreyfus.
Éditions Jean Paul Bayol

Extrait de la préface d’Yves Duteil
« Colonna est depuis sept ans en prison. Il attend que dehors on s’inquiète pour les libertés fondamentales, piétinées dans les tribunaux d’exception. Il attend justice. Il attend sa liberté. Nous ferions bien de défendre la nôtre en exigeant la sienne. »
La comparaison avec Dreyfus, évoqué en analogie s’agissant de Colonna, est dénoncée comme « moralement inacceptable et politiquement intenable »… Ce livre est la démonstration du contraire. Hélas.

A écouter :
Dreyfus – Yves Duteil

Yvan Colonna – L’innocence qui dérange

Yvan Colonna – L’innocence qui dérange
Roland Laurette
Editions L’Harmattan

Après Le Roman de Ghjuvanni Stephagese, clés pour l’affaire Colonna qui, sous le couvert de la fiction, a permis de vivre de l’intérieur la tragédie d’un homme et de sa famille, Roland Laurette revient sur une affaire dont il est l’un des meilleurs connaisseurs, démontant, cette fois au premier degré, la terrible machination qui a conduit un innocent à être condamné à la peine la plus lourde du code pénal. Une documentation considérable et une enquête minutieuse lui permettent de dire les faits, dans leur terrible nudité.

L’Affaire Colonna – Une Bataille de Presse

L’Affaire Colonna – Une Bataille de Presse
Gérard Amaté
Editions Jean-Paul Bayol

Pourquoi le déni de justice dont est victime Yvan Colonna ne suscite pas, comme pour l’Affaire Dreyfus, une campagne de presse en faveur de l’accusé ?
Gérard Amaté retrace jour après jour le procès en appel d’Yvan Colonna et la façon dont la presse l’a rapporté.

La conclusion, elle, est sans appel.

Quatrième de couverture :

Le 27 mars 2009, Yvan Colonna fut, pour la seconde fois, condamné à la réclusion criminelle à perpétuité pour le meurtre du préfet Érignac, à l’issue d’un procès joué d’avance, par une cour d’assises spéciale héritière de la très décriée Cour de Sûreté de l’État.
Cette condamnation, prononcée sans preuve et sans aveux après des débats qui n’avaient pu démontrer la culpabilité de l’accusé, suscita l’indignation. On parla d’une nouvelle Affaire Dreyfus.
Mais, contrairement à ce qui s’était passé durant l’Affaire, ce n’est pas la gauche qui se mobilisa au profit de Colonna.
Bien évidemment, les journaux rendirent compte des procès mais les rôles traditionnellement dévolus à la ‘presse de gauche’ et à la ‘presse de droite’ ont été dans cette triste mascarade totalement chamboulés.
Certains journaux s’indignèrent de cette justice d’exception.
La plupart se turent.
D’autres aidèrent au crime.

On assista alors à un spectacle étrange. Une presse, prétendument soucieuse des droits de l’homme et des libertés fondamentales, préféra à ces principes affichés ceux de la raison d’État, alors que des quotidiens réputés plus conservateurs s’indignaient du comportement des juges et d’une condamnation prévisible, décidée à l’avance et ailleurs que devant une cour de justice.

Gérard Amaté n’aime pas l’État. Il est libraire à Lyon.